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Afghanistan
Après le tchadri, la mutilation !
Mais les talibans n’en sont pas à leur premier coup d’essai. Ceux qui ont la réputation de vouloir imposer leur Loi, ont celle aussi depuis des années d’asservir leurs épouses à la perfection : refuser qu’elles quittent le domicile conjugal sans être accompagnées d’un homme ; refuser qu’elles éduquent leur(s) fille(s) ; refuser qu’elles aient un travail, hormis celui de domestique à la maison, etc… Tout manquement à ces règles établies par le Saint Esprit, entraîne inévitablement des représailles, à l’instar de celles infligées à Aisha Bibi. Pourtant ici il n’est pas question de religion, mais d’humanité et de liberté.
Malalai Joya, une femme en colère
Entretien exclusif avec la jeune députée, exclue du Parlement afghan pour avoir dénoncé l’ingérence des puissances étrangères.
Malalai Joya est une femme en colère. En colère contre la guerre que mène la coalition internationale en Afghanistan, son pays, en colère contre les bombes de l’Otan qui tuent les civils dans les villages, en colère contre l’appel à la réconciliation avec les talibans et les seigneurs de guerre. « Faites cesser les massacres dans mon pays, faites retirer les troupes étrangères pour que s’arrête la talibanisation ! » lance la jeune députée afghane aux opinions publiques occidentales.
La conférence de Londres, qui s’est tenue fin janvier, a officialisé une négociation avec les dirigeants de l’ancien régime taliban. Que peut-il se passer ?
Malalai Joya. Des millions de dollars ont été promis au régime de Karzai pour que les insurgés déposent les armes alors que des millions d’Afghans meurent de pauvreté. Cela va conduire à la réhabilitation des talibans, ils vont prendre le contrôle de la Loya Jirga, l’assemblée des anciens et des représentants des tribus qui doit se réunir prochainement. Croit-on pouvoir établir la démocratie avec de tels réactionnaires ? Mais les talibans ne sont pas les seuls intégristes. Quand les États- Unis et leurs alliés ont renversé le régime du mollah Omar, ils ont installé à sa place d’autres fondamentalistes, des seigneurs de guerre alliés à l’Alliance du Nord, que dirigeait Massoud. Ce groupe ressemble aux talibans sur le plan des croyances. Au cours des dernières années, il y a eu toute une série de lois et de décisions de justice scandaleuses. Sous prétexte de réconciliation nationale, on a accordé l’immunité aux seigneurs de guerre et autres criminels de guerre connus, dont plusieurs siègent au Parlement. Ces anciens seigneurs de guerre ont des postes élevés, ils sont au Parlement, dans les ministères, l’administration judiciaire, et ils sont tous corrompus. Et voilà maintenant que l’ONU elle-même biffe de sa « liste noire » les noms d’anciens dirigeants talibans. Est-ce avec de tels actes que l’on construit l’avenir d’un peuple ? À moins de lui faire croire que c’est l’usine Coca-Cola, inaugurée par le président Karzai dans la banlieue de Kaboul, dans notre pays pauvre où l’eau est une denrée précieuse, qui doit servir d’emblème des bienfaits du progrès occidental…
De plus en plus d'Afghanes se suicident
Un rapport du ministère des Affaires étrangères du Canada, obtenu par La Presse Canadienne en vertu de la Loi sur l'accès à l'information, indique de plus en plus d'Afghanes choisissent le suicide pour mettre un terme à la violence dont elles sont victimes au quotidien.
Le rapport, complété en novembre 2009, cite notamment le directeur de l'unité des brûlés dans un hôpital de Herat, province relativement tranquille située dans l'ouest de l'Afghanistan. Selon ce dernier, plus de 80 femmes, parfois âgées dans la jeune vingtaine, ont cherché à mettre fin à leurs jours en s'immolant par le feu, en 2008. Plusieurs d'entre elles auraient réussi.
Afghanistan : Le gouvernement doit tenir les promesses faites aux femmes afghanes
Huit ans après la chute des Talibans, les femmes et les jeunes filles afghanes sont souvent victimes de violences et de discrimination et ont un accès limité à la justice et à l'éducation, a déclaré Human Rights Watch aujourd'hui. De nombreuses jeunes filles sont par ailleurs contraintes au mariage. En outre, le gouvernement afghan n'a toujours pas traduit en justice les assassins de plusieurs femmes qui jouaient un rôle important dans la vie publique et a ainsi favorisé une culture d'impunité pour ceux qui s'en prennent aux femmes.
Le rapport de 96 pages, intitulé « We Have the Promises of the World : Women's Rights in Afghanistan » (« Nous avons les promesses du monde entier : Les droits des femmes en Afghanistan ») présente de façon détaillée des cas emblématiques de violations récurrentes des droits des femmes en Afghanistan dans cinq domaines : les attaques visant les femmes impliquées dans la vie publique, la violence contre d'autres citoyennes, le mariage des enfants et le mariage forcé, l'accès à la justice ainsi que l'accès des filles à l'enseignement secondaire.
Les gouvernements occidentaux complices de l'oppression des femmes
Hamid Karzaï, le président afghan venu au pouvoir avec l'appui de forces spéciales américaines et anglaises en décembre 2001, ne s'est pas contenté de truquer les élections du 20 août dernier. Il vient de promulguer un code de la famille, annoncé au printemps, destiné à la communauté chiite représentant 15 à 20 % de la population.
Cette loi interdit notamment aux femmes de quitter le domicile sans leur mari « sauf circonstances exceptionnelles », elle leur interdit d'étudier et de travailler sans le consentement marital et légalise le viol dès lors qu'il est couvert par le mariage.
Ce recul intervient à un moment où l'intervention militaire occidentale enfonce un peu plus le pays dans la misère, qui tombe en premier lieu sur les femmes. L'Afghanistan est le troisième pays au monde après l'Angola et la Sierra Leone pour la mortalité infantile et une femme sur neuf meurt lors d'un accouchement.
Des Talibans exécutent un couple
Un homme et une femme qui avaient tenté de fuir leurs familles pour se marier ont été exécutés lundi en public dans le sud-ouest de l'Afghanistan, a indiqué aujourd'hui un gouverneur en accusant les rebelles talibans de ce double meurtre.
Le couple a été tué par balles devant une mosquée de la province de Nimroz, a précisé à l'AFP Ghulam Dastageer Azad, le gouverneur de la province qui a qualifié cette exécution d'"insulte à l'islam".
Le jeune homme et la jeune femme, "tous deux adultes et qui n'étaient mariés ni l'un ni l'autre, s'aimaient et voulaient se marier, avaient fui leurs familles qui n'approuvait pas leur projet d'union", a-t-il expliqué.
Une odieuse loi misogyne projetée par Karzaï
Dis-moi qui tu soutiens...
À quelque temps de l'élection présidentielle qui doit se dérouler le 20 août prochain, le président d'Afghanistan Hamid Karzaï, arrivé en poste avec le soutien des grandes puissances et bien décidé à y rester, vient de signer un projet de loi odieux, destiné à écraser toute indépendance physique, morale et matérielle des femmes de la minorité chiite hazara.
Cette loi prévoit que ces femmes ne pourraient se refuser à leur mari ou quitter le domicile « sans raison légitime ». Légalisant le viol sous couvert de mariage, cette loi interdit aux femmes d'étudier, de travailler ou d'effectuer une quelconque démarche, même se rendre chez un médecin, sans l'autorisation du mari ; elle légalise également le mariage dès l'âge de 9 ans. Concernant 10 à 15 % de la population afghane, la loi concoctée par Hamid Karzaï fait des femmes chiites, et au-delà, de toutes les femmes afghanes, les victimes d'un sinistre calcul de campagne électorale, afin de tenter de se concilier l'électorat chiite.
Karzaï légalise le viol au sein du mariage
Afghanistan . Le président en campagne pour sa réélection cède à la mouvance obscurantiste islamique. Un avant-goût de la « main tendue » aux talibans proposée par Obama.
Avant que Barack Obama ne convainque aujourd’hui ses alliés au sommet de l’OTAN du bien-fondé de sa nouvelle doctrine afghane s’appuyant entre autres sur « la main tendue aux talibans modérés », les concessions qu’implique une telle politique font déjà des ravages. La réintégration d’islamistes dans la scène politique afghane est lourde de nouvelles menaces, alertent opposition et associations laïques. Le président Hamid Karzaï qui, depuis l’an passé, a mis en train avec l’aval de Washington cette pseudo-réconciliation nationale en révèle la dangerosité à l’état brut. À quelques mois de l’élection présidentielle, il vient de donner son feu vert à une loi qui légalise le viol au sein du mariage et interdit aux femmes de sortir, de travailler ou de se rendre chez le médecin sans autorisation de leur mari.
Retour aux heures les plus sombres
La nouvelle loi signée par le chef de l’État le mois dernier bafoue clairement leurs droits. Dorénavant, l’épouse ne peut refuser à son mari tout rapport sexuel, ou sortir seule sans sa permission. D’autres prédispositions accordent des privilèges à l’époux lors du divorce ou lors de procédures judiciaires, par exemple. Un retour aux heures les plus sombres du règne taliban, une légalisation pure et simple du viol pour les détracteurs du texte et une concession de taille faite à la mouvance la plus obscurantiste du clergé islamique.
L'Afghanistan prévoit une loi liberticide pour les femmes
C'est une loi particulièrement rétrograde pour les droits des femmes, "pire qu'à l'époque des talibans", selon la sénatrice afghane Humeira Namati. Elle n'a pas encore été publiée, mais le président Hamid Karzaï l'a signée ces dernières semaines, a indiqué mardi 31 mars The Guardian. Le quotidien britannique explique que ce texte légalise le viol sur sa conjointe et interdit aux femmes de sortir, de travailler ou d'aller chez le médecin sans la permission de leur mari. Selon un document du Fonds de développement de l'ONU en faveur des femmes cité par The Guardian, la loi n'accorde la garde des enfants qu'aux pères et aux grands-pères.
Le journal indique que ce texte constitue une concession à la minorité hazara, à quelques mois d'une élection présidentielle qui s'annonce difficile pour Hamid Karzaï. Il cite des élus et représentants d'ONG dénonçant un manque de débats au Parlement sur ce texte contraire à la Constitution afghane, qui garantit des droits égaux pour les femmes. Deux députées mettent l'accent sur le fait que le texte réglemente un domaine jusqu'ici régi par la seule coutume, et qu'il a déjà été amendé (l'âge du mariage pour les filles a été repoussé de 9 ans – dans le texte initial – à 16 ans).
Le président afghan gracie des hommes coupables d’un viol collectif
Hamid Karzai, le président afghan, a gracié trois hommes qui avaient été jugés coupable d’un viol collectif dans la province de Samagan, au nord du pays.
La femme victime, Sara, et sa famille ont appris cette grâce présidentielle uniquement lorsqu’elles ont vu les violeurs de retour dans leur village.
« Tout le monde était choqué » dit Dilawar, le mari de Sara. « On voyait ces hommes qui avaient été condamnés par la cour suprême, se promener librement ».
Le cas de Sara montre bien les relations étroites entre le président afghan et des hommes accusés de crimes de guerre ou de violations des droits humains.
La libération des hommes fut discrète, mais le viol, lui, fut public et brutal. Il a eut lieu en septembre 2005, lors de la campagne électorale pour les premières élections parlementaires démocratiques d’Afghanistan.
Le plus puissant des commandants locaux, Mawlawi Islam, se présentait à ces élections, bien qu’il était accusé de nombreux meurtre en tant que commandant des moudjahiddines dans les années 80, gouverneur des Talibans dans les années 90, puis en tant que gouverneur depuis la chute des Talibans en 2001. Sara dit qu’un de ses sous-commandants et ses gardes du corps cherchaient des jeunes pour les aider dans la campagne électorale.

